La cabane de l'air mythe
Une ruine ensevelie par une flore envahissante. Orties, ronces, arbustes, nous débusquons petit à petit les vieilles fondations en pierre sèche. Les soubassement ariégeois ne rigolent pas. Nous décidons de poser la cabane dessus, après en avoir rebâti des segments. Deux porte-solive en chêne d’un diamètre large comme une pastèque OGM seront posées puis contreventées. Le simple poids du solivage au complet suffit pour contreventer la structure (plus d’une tonne pour vingt mètres carrés).
Ainsi nous voilà parti avec un système plutôt classique en poteau-poutre, ou plus exactement poteau-sablière-courbe ou poteau-faîtière-courbe (notre petite touche à nous). Gargouille, tenons et enchevêtrement feront l’affaire. Cette étape-là déterminera la forme atypique de l’habitat. C’est à la bonne lune que nous partons en forêt, croquis à la main, pour extraire ces pièces maîtresse. Une fois ramenées sur place à l’aide de nombreuses paires de bras, nous enlevons l’aubier, équarisson, taillons les assemblages, puis passons un mélange d’huile de lin et de térébenthine pour tenir éloigné les petites bêtes.
Fiche technique
Isolation
Pare-vapeur en carton et lame d'air, 20cm de copeaux de bois pour le plancher et le toit, 14,5cm de laine de bois pour les murs.
Bardage
en croûtes de Douglas, garde-corps en Chataigner et corde.
Couverture
avec bâche EPDM et toiture végétalisée (on offre les fleurs!)
Ammeublement
artisanal: toilettes sèches, lit, bureau, égouttoir, plan de travail, douche.
Traitement des eaux usées
par bassin de phyto-épuration avec jonc locaux.
Aménagement extérieur
Terrasse en Mélèze, coffret électrique isolé, escalier en pierre sèche, table pliable.